Oh! Un doryphore!

Si l’on peut épargner des limaces sans forcément risquer de perdre toute sa récolte, il n’en va pas de même pour le doryphore. Son élimination est im-pé-ra-ti-ve.

Lorsque j’ai aperçu mon premier Leptinotarsa decemlineata – sur une feuille de pomme de terre comme il se doit -, je me suis d’abord dit que c’était bien plus joli que ce que laisse supposer sa réputation. Puis j’en ai vu deux, trois-quatre-cinq… Quelque chose en moi a sonné l’alarme.

Vagues souvenirs ancrés dans les gènes d’une époque où l’on a eu faim devant un champ de pommes de terre dévasté? Info entr’aperçue sur un site de jardinier? Gare, le doryphore, c’est dangereux! Et l’image a surgi du passé d’enfants courbé·es dans les champs, astreint·es au ramassage du ravageur.

Sachant qu’une ponte de doryphore compte en moyenne 800 œufs, soit autant de larves qui dévoreront des kilos de végétal pour devenir nymphes, puis en quelques semaines doryphores adultes qui immédiatement se reproduiront; sachant qu’une doryphore peut pondre jusqu’à trois fois en une saison…

Laisser la vie sauve à un doryphore est de la non assistance à patates en danger.

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