L’heure magique

Mon moment préféré au potager l’été? L’aube et particulièrement ces quelques minutes avant le lever du soleil quand la température semble brusquement chuter, quand la rosée finit de se déposer. Où le vent, souvent, retient son souffle le temps de mon premier café.

C’est pour mieux respirer, mon enfant.

Les oiseaux – mésanges, moineaux, fauvettes, merles, pouillots… – passent en couples, en petites troupes, à la chasse aux insectes, aux graines; le jardin fait partie de leurs tournées quotidiennes. Un milan noir, des corneilles crient qu’elles sont bien réveillées elles aussi.

Quand il ne pleut pas, les limaces se dépêchent de rentrer pour se mettre à l’abri avant que le jour domine; c’est souvent là qu’on les découvre: elles bougent.

Et parfois des instants suspendus, magiques, comme ce matin, quand un renard est sorti des herbes et s’est mis à explorer les platebandes, me remarquant seulement arrivé à un mètre – alerté par l’odeur du café?

Oulah! Vous n’êtes pas l’épouvantail? Désolé, j’ai confondu, je vous laisse, je vous quitte… vite!

C’est forcément avec le sourire qu’ensuite je salue chaque légume, que j’arrose si besoin, désherbant, repérant ce qui devra être cueilli dans la journée, ce qui semble menacé par une maladie ou un ravageur, dont il faudra s’occuper aussi.

Camaïeu de verts, taches vives des fleurs….

Presque exactement en même temps que les rayons du soleil arrivent les premières abeilles…

Bucolisme?

À fond!

En une heure, j’ai déjà vécu une journée.

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