Et s’il pleut à nouveau?

Je n’aime pas tuer. Ou plutôt, je n’aime pas l’idée de tuer, ce concept radical: arrêter une vie, unique, si courte.

Dans les faits, pourtant et pour de vrai, je tue.

Sans état d’âme particulier en ce qui concerne les mouches. Je hais tant les bruits de leurs pattes sur moi, les chiures qu’elles déposent partout, que je suis inflexible:

1. Tu dégages et tu ne reviens pas.

2. Non?

3. Je te claque.

Et j’évite de penser aux karmas, au principe qu’une vie vaut une vie.

Pour les moustiques, la procédure est la même, mais saute souvent les points 1 et 2.

Je tue sans état d’âme non plus les tiques et même, en les éliminant, je ne pense pas du tout à ne pas penser aux karmas et au principe qu’une vie vaut une vie. Ouais ok, elles et les maladies qu’elles peuvent transmettre ont aussi le droit de vivre, de prospérer… mais pas sur moi ou sur mon chien. Les répulsifs les avertissent, elles ont le choix.

Avec les limaces, c’est plus compliqué. Ce printemps, j’ai eu un temps l’impression que c’était elles ou mon potager, au point que j’étais prête aux pires extrémités: j’allais épandre une nouvelle sorte de granulés (bios bien sûr, mais efficaces ceux-là m’a promis le jardinier qui me les a recommandés) quand la canicule et la sécheresse se sont installées. Efficacité totale. Je n’ai plus vu une limace depuis un mois, même sous les planchettes où elles sont censées venir s’abriter de la chaleur.

Mais il va finir par pleuvoir de nouveau. Et les limaces vont revenir. Que vais-je faire?

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